Texte
François HIEN
Mise en scène
Jean-Christophe BLONDEL
Jeu
John ARNOLD
,
Yannik LANDREIN
,
Noémie PASTEGER
,
Rita PRADINAS
,
Pauline SALES
Musique sur scène
Rita PRADINAS
Qui a dit
que tu étais
plus coupable
qu'un autre ?
Un soir, Louis, un professeur d'université d'une cinquantaine d'années, a une relation sexuelle avec une de ses doctorantes, Géraldine, venue à son domicile poser des questions sur sa thèse. Pas de contrainte physique de la part du professeur, pas de refus clair de la part de l'étudiante, pas non plus d’expression claire de son consentement. Nous assistons à la scène : mais voyons-nous tous la même chose ?
   
   
Texte
Gustave FLAUBERT
Mise en scène
Jean-Christophe BLONDEL
Jeu
Jean-Marc TALBOT
Musique sur scène
Anne-Lise BINARD
Et un jour qu’il se trouvait au bord d'un puits, comme il se penchait pour juger de la profondeur de l’eau, il vit paraître en face de lui un vieillard tout décharné, à barbe blanche et d’un aspect si lamentable qu’il ne put retenir ses pleurs. L’autre, aussi, pleurait.
Julien avait reçu dès la naissance ce que la société pouvait lui donner de meilleur, éducation, opulence, harmonie. D’où est née chez ce jeune homme cette monstrueuse soif de carnages ? Chasseur solitaire impitoyable et compulsif, il reçoit d’un cerf une malédiction : il tuera ses propres parents. Julien fuit, parcourt le monde, cherche la mort en guerroyant, puis la paix dans une amour lointaine, jusqu’à ce que la prophétie le rattrape et fasse de lui un assassin. Alors seulement une bifurcation peut s’opérer dans sa vie.
   
   
Texte
Nicolas WAPLER
Mise en scène
Jean-Christophe BLONDEL
Jeu
Loréna FELEI
,
Jean-Marc TALBOT
Vous êtes la seule personne capable de démentir les horreurs qu’on colporte sur mon compte depuis mille ans.
Adélice doit boucler cette nuit un article sur Odon de Bayeux, figure du Moyen-âge, frère de Guillaume le Conquérant, homme de pouvoir et d’église réputé violent, inculte et sans scrupule. Elle tombe de fatigue… et se retrouve devant lui. Il est venu se défendre des calomnies et lieux communs qui fleurissent contre lui et contre son époque. Confrontation de deux visions de la politique, la guerre, la justice, la religion, l’art, l’amour… La nuit devient le moment magique d’une grande joute, mais aussi d’une découverte réciproque et d’une complicité naissante. Au petit matin, celui qui nous était si étranger nous en aura beaucoup appris sur lui et sur nous-mêmes.
   
   
Texte
(Emile Chartier) ALAIN
Mise en scène
Jean-Christophe BLONDEL
Jeu
Constance GAY
,
Imer KUTLLOVCI
,
Andrea NISTOR
,
Nicolas VIAL
Musique sur scène
Mohanad ALJARAMANI
J'avais un pays autrefois,
doux et bon pour y vivre.
Mais nous ne nous aimons plus.
Il m'a oublié et je l'ai oublié.
Portraits et situations elliptiques : la solitude du permissionnaire comme étranger à son propre village, la secrète mélancolie d’une brillante scène de séduction entre une jeune femme et un soldat sur un quai de gare – qui sans doute mène au front, le ridicule parfois farcesque du rapport au danger de mort au front. Et aussi, l’Etat, ses fonctionnaires, ses officiers, ses écrivains, avec au centre, la figure inclassable d’un Premier Ministre effrayant et fascinant. Tous à la fois prisonniers et acteurs de la guerre, comme pris dans ce« Système.
   
   
Texte
Fredrik BRATTBERG
Traduction
Terje SINDING
Mise en scène
Jean-Christophe BLONDEL
Jeu
Valérie BLANCHON
,
Magne Havard BREKKE
,
Sylvain LEVITTE
,
Albertine VILLAIN GUIMARRA
Je pourrais avoir
quelque chose
à manger ?
Ca commence très sérieusement : le salon d’un couple de quadras, en deuil de leur fils, un adolescent disparu six mois plus tôt dans une avalanche. Se produit l’inconcevable : on sonne à la porte... La Divine Comédie est la première à faire découvrir en France l'oeuvre de Brattberg. Voyage d'hiver est même une première mondiale.
   
   
Texte
(Sophocles) SOPHOCLE
Traduction
Nicolas WAPLER
Mise en scène
Jean-Christophe BLONDEL
Jeu
Franck ANDRIEUX
,
Benjamin DUBOC
,
Michel GRAND
,
Alexandra GRIMAL
,
Pauline HURUGUEN
,
Claude MERLIN
,
Albertine VILLAIN GUIMARRA
Musique sur scène
Benjamin DUBOC
,
Alexandra GRIMAL
Mais alors, votre renommée ? Votre gloire ? Des mots ? Du vent ? Tout ce qu’on dit sur Athènes la pieuse, refuge des exilés en danger, oublié tout ça quand il s’agit de moi ?
Que faire du vieil Œdipe, trop sale, trop laid, trop malpoli, s’asseyant toujours où il ne faut pas, prenant tout de suite beaucoup trop de place dans la vie de la cité, usant tout le monde avec son égoïsme mégalomane et sa franchise brutale, anti diplomatique ? Il rendrait tellement plus de services mort que vivant… Cette dernière œuvre du vieux Sophocle nous parle de notre rapport aux étrangers, aux plus âgés, aux « inutiles », à tous ceux dont le chœur des citoyens d’Athènes se demande ce qu’ils vont coûter, et que leur roi Thésée décide d’accueillir au prix fort.