RETOURS /
VOYAGE
D'HIVER
UN RENOUVEAU DE L'ÉCRITURE NORDIQUE
Je pourrais avoir
quelque chose
à manger ?
2017
28
juill.
>
2017
29
juill.
Penghao Theatre
Beijing
2017
21
juill.
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2017
23
juill.
Huangpu Theatre
Shanghai
2016
23
nov.
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2016
27
nov.
Théâtre de l'Opprimé
Paris
2016
17
nov.
L'Espace Jean Bauchet
Forges les eaux
2016
15
nov.
Maison de l'Etudiant
Caen
2016
03
mai
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2016
03
juin
Le Rayon Vert
Saint Valéry en Caux
2016
26
avr.
>
2016
28
avr.
L'Etincelle
Rouen
2015
21
sept.
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2016
01
août
Théâtre Belleville
Paris
Ca commence très sérieusement : le salon d’un couple de quadras, en deuil de leur fils, un adolescent disparu six mois plus tôt dans une avalanche. Se produit l’inconcevable : on sonne à la porte... La Norvège, on l'imaginait sombre, paysages hostiles, méandres de l’âme, répliques elliptiques, revenants, chiens errants… C'est qu'on ne connaissait pas encore assez le renouveau créatif de la jeune génération, furieusement joviale, déroutante, passionnante.
La Divine Comédie est la première à faire découvrir en France l'oeuvre de Brattberg. Voyage d'hiver est même une première mondiale.
Le pastiche est force de renouvellement. En 1893, Alfonse Allais créait, pour moquer les impressionnistes, le premier monochrome de l’Histoire, Première communion de jeunes filles chlorotiques par temps de neige. Brattberg, lui, invente sa forme en re-cuisinant avec délicatesse les plats de ses ancêtres (Ibsen), ses aînés (Fosse), ses frères (Lygre), et toutes sortes de vieilles recettes du cinéma, de la série télé, de la publicité. Il fait sa comédie, comme le firent Beaumarchais et Marivaux, fatigués de la tragédie vieillissante. Son style est brillant et noir, répétitif et imprévisible comme de la bonne musique (il est d'ailleurs aussi compositeur). Et le travail de la pièce révèle qu’elle n’est pas une simple pochade. Elle remue en chacun de nous un sillage de pensées, tant par sa forme, très surprenante, que par les résonnances du texte sur l’adolescence, le l’amour, le deuil. Elle a sa beauté, elle véhicule une émotion très personnelle.
Fredrik Brattberg a obtenu pour Retours le prix Ibsen, la plus prestigieuse distinction théâtrale en Norvège.
J.C. Blondel manie ses personnages comme des marionnettes et Valérie Blanchon, Sylvain Levitte, Guillaume Laîné et Albertine Villain-Guimmara leur donnent une crédibilité à la fois quotidienne et surréaliste d'une grande justesse avec ce qu'il faut d'excès sans jamais aller jusqu'à l'outrance. Dans un décor qui permet aux deux spectacles de trouver une identité commune, on découvre un théâtre étonnant. Sans concession, d'une grande pertinence dans l'observation des rapports conflictuels qui régissent les personnages et Jean-Christophe Blondel s'emploie à trouver la bonne "accordance" entre l'esprit et l'action avec ce qu'il faut d'humour pour gommer les aspérités d'un propos qui deviendrait gênant s'il était pris au pied de la lettre. Mais la tonalité est au rire et même s'il grince quelque peu, il n'en est que plus efficace et au bout du compte régénérant.
+ ...
François Vicaire, THEATRE EN NORMANDIE
Texte
Fredrik BRATTBERG
Traduction
Terje SINDING
Mise en scène
Jean-Christophe BLONDEL
Dramaturgie
Christèle BARBIER
Jeu
Valérie BLANCHON
Magne Havard BREKKE
Sylvain LEVITTE
Albertine VILLAIN GUIMARRA
Création sonore
Christophe SECHET
Scénographie
Marguerite ROUSSEAU
Création lumières
Marco BENIGNO
Création costumes
Sonia BOSC
Captation vidéo & montage
Atsuhiko WATANABE
Coproduction
Fest. Theatre Café
Soutien financier
ADAMI
Dépt. Seine Maritime
DRAC Normandie
Jeune Théâtre National
ODIA Normandie
Région Normandie
SPEDIDAM
Ville de Rouen