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Texte
Gustave FLAUBERT
Enseignement / animation
Jean-Christophe BLONDEL
,
Céline PRADEU
On y mangea les plus rares épices, avec des poules grosses comme des moutons ; par divertissement, un nain sortit d’un pâté et, les écuelles ne suffisant plus, car la foule augmentait toujours, on fut obligé de boire dans les oliphants et dans les casques.
Au cours d'une résidence de création au lycée Le Robillard, les artistes du projet Saint Julien encadrent deux classes du lycée pour créer des scènes de groupe s'intégrant à notre travail. Plutôt que d'être abordée frontalement, la mise en voix du texte a été faite par le détour du travail chorégraphique : on raconte le conte en construisant des séquences gestuelles qui sont prises en charge par des choeurs de cinq à sept élèves. Autre technique de travail : la composition d"une "tourne", musique répétitive enregistrée par la musicienne et compositrice à partir des éléments musicaux du spectacle, sur laquelle il est possible de slamer certains textes de Flaubert qui s'y prêtent particulièrement bien. Malgré certaines appréhensions relatives au texte, à l'intérêt qu'on peut lui porter, au fait d'interpréter, il a ainsi été possible de réunir deux classes autour d'un projet participatif où se sont retrouvés lycéens et artistes de l'équipe.
   
   
Texte
(Emile Chartier) ALAIN
Mise en scène
Jean-Christophe BLONDEL
Jeu
Itziar LUENGO
,
Andrea NISTOR
,
Aurora POVEDA
J'avais un pays autrefois,
doux et bon pour y vivre.
Mais nous ne nous aimons plus.
Il m'a oublié et je l'ai oublié.
Nous avons créé une version de 50 minutes du spectacle d'Alain pour trois comédiennes, joué en bifrontal dans les salles de classe, et accompagné de plusieurs séances d'atelier sur le contexte de la pièce, notamment la vie et les positions d'Alain au cœur de la Grande Guerre.
   
   
Texte
Fredrik BRATTBERG
Mise en scène
Jean-Christophe BLONDEL
Rappelle toi comme on vivait à leur âge. Nous habitions dans un petit sous-sol, une chambre louée dans un petit sous-sol. Pas plus grande que le salon ici. Et vous, vous vivez là, avec toutes ces choses.
Pendant toute une saison, nous avons travaillé avec différents départements de l’université de Caen. Avec l’OFNEC (qui accueille des étudiants d’Europe du Nord) et avec le département de littérature nordique, nous avons travaillé au printemps à la traduction d’une pièce alors non traduite de Fredrik Brattberg. Puis, en une semaine intensive, nous l'avons monté avec les étudiants du département Arts et Spectacle.
   
   
Texte
Maurice MAETERLINCK
Traduction
Mingnan WANG
Mise en scène
Jean-Christophe BLONDEL
Le chemin ? Ma foi non, je ne sais pas le chemin. Je n'ai jamais su le chemin ; croyez-vous que je sache tous les chemins ?
Au cours de mes voyages et tournées en Chine, j’ai rencontré une association d’aveugles. Ils voulaient prouver que les aveugles, invisibles en Chine et cantonnés à des métiers spécialisés (masseurs, diseurs de bonne aventure…) pouvaient avoir quelque chose à donner au monde sur le plan artistique.J'ai auditionné, pendant un mois, 60 candidats venus de toute la Chine. découvrant neuf apprentis talentueux. Les rôles manquants ont été attribués à des professionnels voyants. S'en sont suivis deux mois de répétitions. Un théâtre-école se constituait, assez inspirant humainement et légitime artistiquement pour éloigner le spectre du compassionnel et imposer son style et son propos.